Rapport Annuel Intégré 2025

Introduction

Quelle place l’intuition humaine conserve-t-elle dans votre travail ?

M. Z. - J’ai étudié à la fois le design et l’art, des disciplines voisines mais qui mobilisent des compétences différentes. La recherche artistique repose sur l’intuition pure, le design est centré sur la logique et la recherche de solution à un problème. En design, il faut comprendre l’enjeu et y répondre avec méthode. Dans le domaine de l’art, l’intuition prend le relais : tout part de l’expérience, presque inconsciemment. Comme je travaille avec des systèmes extrêmement complexes, intégrant des milliers de paramètres, il m’est impossible de suivre et de comprendre tous les processus en cours. J’ai besoin de mon intuition. Grâce à elle, je prends des décisions instinctivement, sans toujours savoir tout ce qu’il y a derrière.

Qu’est-ce qui vous fait envie dans l’art digital de demain ?

M. Z. - Ce qui m’enthousiasme le plus, ce sont les possibilités offertes par l’interactivité, que j’explore actuellement avec différents projets. Il y a une dizaine d’années, j’ai découvert des jeux vidéo autour de l’art et du design qui m’ont donné envie d’en faire un moi-même. Quand on crée une œuvre, on pense avant tout à ce que l’on veut exprimer. Avec un jeu, ce sont les utilisateurs qui façonnent leurs propres interactions avec le système. C’est cette dimension qui me passionne : inviter le public dans mes projets et observer comment il en transforme l’expérience.

Maxim Zhestkov, «Distant Lights»

Œuvre numérique, 3 840 × 2 160 px, 2024